<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>&#xe9;crits compulsifs</title><link>http://bagen.canalblog.com/</link><description>Une introspection par des r&#xe9;cits de fiction.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 05:34:35 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>course poursuite</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2008/02/17/7990392.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2008/02/17/7990392.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7990392/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2008/02/17/7990392.html</guid><description>
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Cette journ&#xe9;e est
merveilleusement belle. Le soleil diffuse une lumi&#xe8;re qui
embellie le traditionnel&amp;nbsp; paysage d&#xe9;pouill&#xe9; que
l&apos;hiver nous offre. Cela faisait des jours que je n&apos;&#xe9;tais pas
sorti, salet&#xe9; de grippe, elle a failli me tuer. Ce mal qui
m&apos;emp&#xea;chait d&apos;avoir une quelconque activit&#xe9; et de
profiter de ces quelques jours de vacance a enfin disparu.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J&apos;ai envie de retrouver tout le monde
au caf&#xe9; afin de leur faire partager mes impressions sur ces
derniers jours formidables. J&apos;ai envie de faire la f&#xea;te, de
boire, de fumer, de danser et plus si affinit&#xe9;. En bref, des
envies d&apos;un samedi soir.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il y a quelques jours je languissais
dans l&apos;ambiance t&#xe9;n&#xe9;breuse de ma chambre. Me voil&#xe0;
de nouveau vivant, j&apos;ai retrouv&#xe9; mon int&#xe9;gralit&#xe9;
et mon envie de vivre. Mon t&#xe9;l&#xe9;phone portable d&#xe9;charg&#xe9;
de sa batterie depuis le d&#xe9;but de mon repos forc&#xe9; a eu
l&apos;impertinence de&amp;nbsp; s&apos;&#xe9;garer dans le chaos de ma chambre. Je le
cherche partout mais rien &#xe0; faire, le coquin se cache bien.
Cela me d&#xe9;range, mais non,&amp;nbsp; rien ne doit perturber mes
envies furieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je prends une douche, enfile ma
combinaison de jeune homme parisien et me soumets au rituel brossage
de dents. Un frisson envahie mon corps, un fracas retenti dans mon
salon. Mais non, personne n&apos;est sens&#xe9; &#xea;tre ici, et ce
bruit? Une fen&#xea;tre? Un vase? Un cri d&apos;effroi, irr&#xe9;el,
ind&#xe9;finissable se fait entendre dans la seconde qui suit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;J&apos;ai juste le temps de sortir de ma
salle de bain pour voir une ombre passer devant moi. Un bruit de
porte claquante fait &#xe9;cho &#xe0; cette ambiance qui aurait
bless&#xe9; mortellement toute personne cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il me faut au moins 5 secondes pour
reprendre mes esprits et pour me d&#xe9;cider dans un &#xe9;lan
de bravoure de partir &#xe0; la chasse au voleur.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Avec encore la bouche pleine de
dentifrice, me voil&#xe0; en face de chez moi. Quelqu&apos;un est bien
en train de courir. Il m&apos;est impossible de discerner un visage, je ne
per&#xe7;ois qu&apos;une silhouette&amp;nbsp; v&#xea;tue tout de noir. Quelle
id&#xe9;e me passe par la t&#xea;te pour que je me mette &#xe0;
lui courir apr&#xe8;s? Et une fois que je l&apos;aurai rattrap&#xe9;,
qu&apos;est-ce quel sort lui r&#xe9;serverai je? La violence est pour moi une discipline tout &#xe0;
fait &#xe9;trang&#xe8;re. Mais voil&#xe0; une bonne occasion de
l&apos;exp&#xe9;rimenter.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Contre toutes mes attentes, me voil&#xe0;
donc en train de courir pieds nus dans la rue avec ma brosse &#xe0;
dent dans la main. Je cris de toute mes forces afin d&apos;impressionner
ce fugitif mais ces efforts sont vains. Rien &#xe0; faire, le filou
court toujours&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Me voil&#xe0; en train de courir
depuis plusieurs minutes; je ne sens plus aucune fatigue, &#xe0;
croire que ma convalescence m&apos;a donn&#xe9; une &#xe9;nergie
surhumaine. Mais lui non plus n&apos;a pas l&apos;air de fl&#xe9;chir, je ne
parviens pas &#xe0; me rapprocher de lui, nos pas sont rythm&#xe9;s
sur une cadence m&#xe9;tronomique imperturbable. C&apos;est incroyable,
moi qui ne pensais pas courir 500 m&#xe8;tres sans mourir sur place
me voil&#xe0; avec des capacit&#xe9;s physiques d&#xe9;passant
celles d&apos;un marathonien.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Il m&apos;entraine en plein champs. Je cours
dans des chemins jonch&#xe9;s de pierres d&#xe9;chirants la peau
de mes pieds. Je marche sur de la mousse tellement tendre qu&apos;elle me
donne l&apos;impression de voler. J&apos;escalade des montagnes, je traverse
les oc&#xe9;ans &#xe0; la nage avec le seul but de le rattraper.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Les saisons d&#xe9;filent. Je ne
compte plus les jours. Je pense d&apos;ailleurs ne jamais les avoir
compter. Le temps n&apos;est pas une de mes pr&#xe9;occupations. Une fois
le bonhomme rattrap&#xe9;, j&apos;aurai tout le temps d&apos;y penser. Je me
pr&#xe9;pare psychologiquement &#xe0; la rencontre de cet homme.
Je me l&apos;imagine, d&#xe9;shumanisant son visage afin de l&#xe9;gitimer
un certain rixe entre nous deux.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Mes pieds ne sont plus un soucis, ils
ont fini par dispara&#xee;tre. Cet handicap en moins me permet de me
d&#xe9;placer plus ais&#xe9;ment. Je suis plus fort que lui, je
le sens haletant comme un chien en plein soleil. Quelle l&#xe2;chet&#xe9;!
Il n&apos;ose m&#xea;me pas se retourner. L&apos;&#xea;tre est habill&#xe9;
d&apos;une longue veste noire. Sa t&#xea;te est recouverte d&apos;une capuche
permettant de pr&#xe9;server son anonymat. A quelques centim&#xe8;tres
de moi, il s&apos;arr&#xea;te enfin et se retourne,
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Je n&apos;en crois pas mes yeux, un visage
de jeune femme me regarde fixement. Je me sens impuissant face &#xe0;
cette situation impr&#xe9;visible. Cette femme, elle rayonne par la
beaut&#xe9; de son visage. Une douceur extr&#xea;me d&#xe9;finie
les traits de son visage. Cette beaut&#xe9; me p&#xe9;trifie sur
place. Impossible de parler, ni de bouger.&amp;nbsp; Elle me fixe, me faisant
un l&#xe9;ger sourire. Face &#xe0; mon impassibilit&#xe9;, elle
se retourne et continue sa course. Me voil&#xe0; seul au milieu de
nul part encore sous le choc de cette rencontre surr&#xe9;aliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 17 Feb 2008 17:54:00 GMT</pubDate></item><item><title>songe d&apos;une nuit d&apos;hiver</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2008/01/22/7657863.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2008/01/22/7657863.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7657863/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2008/01/22/7657863.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un vent glacial caresse mon visage, mes pas sont lents et un voile couvre ma vue. Comment suis-je arriv&#xe9; ici? Je n&apos;en sais rien. Je me suis endormi dans la voiture de Josquin et un vide s&apos;en est suivi. Mais oui, je dois simplement r&#xea;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Bref, me voila perdu dans un blizzard au milieu de nulle part. Je n&apos;ai jamais connu de r&#xea;ve aussi r&#xe9;aliste. Peut &#xea;tre qu&apos;une fois r&#xe9;veill&#xe9;, il ne me restera plus qu&apos;un souvenir lointain d&apos;un songe qui m&apos;a donn&#xe9; froid dans le dos.&lt;br /&gt;Pour le moment, difficile de r&#xe9;aliser ce qui m&apos;arrive. Tous mes sens fonctionnent et je me sens terriblement fatigu&#xe9;. Mes habits sont boueux et alourdissent davantage mes gestes, j&apos;ai un go&#xfb;t &#xe2;cre dans la bouche et ma t&#xea;te me fait horriblement mal. &amp;quot;Satan&#xe9; r&#xea;ve, pour le moment tu commences plut&#xf4;t comme un cauchemar&amp;quot;. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne faut pas que je me laisse aller, si c&apos;est bien un r&#xea;ve comme je le pense, je peux en reprendre le contr&#xf4;le. &lt;br /&gt;&amp;quot;Concentre toi bordel! Et change ce cauchemar en un merveilleux r&#xea;ve&amp;quot;. Rien, il ne se passe rien. Le m&#xea;me endroit, les m&#xea;mes douleurs, j&apos;ai toujours aussi froid.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je marche en attendant mon r&#xe9;veil. Je titube, je tombe, je me rel&#xe8;ve, je vomis. Le brouillard se dissipe doucement, je commence &#xe0; discerner des formes. Mais oui, je ne r&#xea;ve pas, enfin au moins dans mon r&#xea;ve, une petite habitation se dresse en face de moi. Je m&apos;y approche toujours aussi p&#xe9;niblement. Je peux enfin observer tous les d&#xe9;tails. C&apos;est un chalet en bois avec une grande porte et une unique fen&#xea;tre. Un escalier en pierre permet d&apos;y acc&#xe9;der. Sa simplicit&#xe9; et la lumi&#xe8;re &#xe9;clairant l&apos;obscurit&#xe9; glaciale qui l&apos;entoure lui donne&amp;nbsp; un esprit accueillant et chaleureux.&amp;nbsp; Je regarde par la fen&#xea;tre mais une surface grasse opaque m&apos;emp&#xea;che de voir une quelconque activit&#xe9;.Je frappe &#xe0; la porte mais personne ne vient.&amp;nbsp; Je d&#xe9;cide de pousser la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Mon &#xe9;tonnement n&apos;a jamais &#xe9;t&#xe9; aussi fort. Une vue f&#xe9;&#xe9;rique, inexplicable dans un tel lieux, s&apos;offre &#xe0; moi. Une salle aussi grande que deux terrains de tennis accueille un bal digne des plus grands palais viennois du XIX&#xb0; si&#xe8;cle. Je suis transport&#xe9; dans une autre &#xe9;poque et dans un autre lieux. Une fontaine me semblant famili&#xe8;re se dresse au milieu de la salle. Les murs sont recouverts de plantes grimpantes et de grands miroirs en bois. Des chandeliers en or sont suspendus au plafond. De longues colonnes de marbre attach&#xe9;es au sol semblent supporter&amp;nbsp; le poids d&apos;une grande peinture c&#xe9;leste. Des chariots de fruits exotiques sont pr&#xe9;sent&#xe9;es devant des mosa&#xef;ques repr&#xe9;sentant des orgies romaines. des centaines d&apos;ar&#xf4;mes se d&#xe9;gagent des plats encore fumant. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Les gens discutent et dansent sur des valses de Strauss, v&#xea;tus d&apos;habits d&apos;&#xe9;poque. Personne ne semble remarquer ma pr&#xe9;sence. Je m&apos;avance doucement et je m&apos;arr&#xea;te devant une glace. Je me d&#xe9;couvre dans un complet noir, les cheveux plaqu&#xe9;s en arri&#xe8;re et une petite moustache se distingue sur mon visage. Je me retrouve poss&#xe9;der par l&apos;ambiance. En n&apos;ayant plus de contr&#xf4;le sur moi-m&#xea;me, je danse avec de nombreuses femmes emmaillot&#xe9;es dans leur longue robe, ne pouvant mettre aucun nom sur tous ces visages d&apos;une p&#xe2;leur extr&#xea;me. Cette danse ne se fini jamais. Je tourne ainsi depuis plusieurs heures sans comprendre ce qu&apos;il se passe. Je ne sens plus mes jambes, mon esprit se lib&#xe8;re de mon corps&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Je suis aspir&#xe9; vers la sortie laissant mon corps &#xe0; ses occupations. Me voila errant dans cette nuit d&apos;hiver, dans un songe que je ne ma&#xee;trise pas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description><pubDate>Tue, 22 Jan 2008 17:33:00 GMT</pubDate></item><item><title>Un refuge enneig&#xe9;</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/21/7304400.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/21/7304400.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7304400/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/21/7304400.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Assis &#xe0; la table d&apos;un bistrot j&apos;attends que ma vie prenne enfin un sens. C&apos;est la premi&#xe8;re fois que je fr&#xe9;quente ce lieux. A premi&#xe8;re vue, il ressemble &#xe0; n&apos;importe quel caf&#xe9;. Lumi&#xe8;res tamis&#xe9;es, incontournable flipper et une bande de marins navigant sur les fl&#xf4;ts de bi&#xe8;re bien accroch&#xe9; &#xe0; leur comptoir. Lieux de noyade spirituelle pour les pauvres paum&#xe9;s, de rendez-vous de l&apos;amour, de l&apos;amiti&#xe9;, du conflit, de l&apos;&#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, du plaisir et du partage pourrait d&#xe9;finir l&apos;atmosph&#xe8;re d&apos;un tel endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Moi je suis l&#xe0;, seul avec ma pression, lisant un vieux bouquin sur l&apos;histoire d&apos;un perroquet r&#xe9;p&#xe9;tant tout ce qu&apos;on lui dit. Je suis plong&#xe9; dans mon livre ne voyant pas le temps pass&#xe9;. Des gens arrivent et repartent - changement de d&#xe9;cors, nouveau chapitre - le perroquet n&apos;est en fait que le p&#xe8;re du personnage principal, &#xe7;a met tout de suite du piment dans l&apos;intrigue... Cent pages plus loin, je ferme mon livre. De gros flocons tombent, la rue est blanche. Ph&#xe9;nom&#xe8;ne &#xe9;trange au mois d&apos;avril, la nature aurait bien besoin d&apos;un remontant. Je reprends un verre, je m&apos;allume une lucky et je fixe l&apos;entr&#xe9;e du bar attendant sa venue. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans une indiff&#xe9;rence g&#xe9;n&#xe9;rale, arrive un kangourou qui commande un wisky coca. Il le liquide en une gorg&#xe9;e et repart aussit&#xf4;t l&apos;air blas&#xe9;. J&apos;entends des gens se plaindre du temps, d&apos;autres parlant politique. S&apos;en est trop ce bar me p&#xe8;se, je fini d&apos;une traite mon verre, je prends mon sac et me dirige vers la sortie. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dehors, la neige a d&#xe9;j&#xe0; pris possession du monde. Cette poudre blanche brille sous l&apos;&#xe9;clat de la lune. Je vois des pas au sol, n&apos;ayant nul part o&#xf9; aller l&apos;envie me prend de les suivre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 20 Dec 2007 23:04:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une soir&#xe9;e m&#xe9;morable</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/14/7228819.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/14/7228819.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7228819/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/12/14/7228819.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quel brouillard cette nuit! Cela fait d&#xe9;ja 1h30 que je roule et ce foutu temps ne fait qu&apos;aggraver mon angoisse. Oui, je suis bel et bien perdu. Cette route! ce champs! cette ruine! non je ne reconnais rien. Mais o&#xf9; suis-je?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce type, il m&apos;a gentillement invit&#xe9;&amp;nbsp; &#xe0; une soir&#xe9;e dans la maison de ses parents en pleine campagne au fin fond de la Brie. Certes, cela faisait un peu loin mais j&apos;&#xe9;tais vraiment motiv&#xe9;. Je le vois encore me dire &amp;quot;viens, tu verras on sera une cinquantaine, ils sont tous super sympa, le tarif est une bouteille. J&apos;ai attendu cette soir&#xe9;e pendant 2 mois, j&apos;&#xe9;tais vraiment impatient. J&apos;en parlais tous les jours&amp;nbsp; &#xe0; mes potes, car cette soir&#xe9;e c&apos;&#xe9;tait la mienne! &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Etant quelqu&apos;un de tr&#xe8;s pr&#xe9;voyant, j&apos;ai quand m&#xea;me pr&#xe9;par&#xe9; mon itin&#xe9;raire sur Mappy. Je suis ensuite pass&#xe9; au Monop, j&apos;ai achet&#xe9; une bouteille de vodka et une Leffe pour la route. Je me suis achet&#xe9; un paquet de Lucky et &#xe7;a y&apos;est j&apos;&#xe9;tais enfin par&#xe9; pour ce grand p&#xe9;riple vers l&apos;inconnu. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Apr&#xe8;s une heure de route dans la campagne profonde, j&apos;arrive tout confiant d&#xe9;ja un peu &#xe9;m&#xe9;ch&#xe9; devant un manoir ancien digne de la demeure du Comte Dracula. Qu&apos;est-ce-que je la sentais bien cette soir&#xe9;e!&amp;nbsp; Devant le grand portail je me disais &amp;quot;ce soir, tu vas donner tout ce que tu as, sort le grand jeu, personne ne te connait. T&apos;es un mec marrant, il parait que tu n&apos;es pas con, enfin &#xe7;a d&#xe9;pend, et en plus t&apos;es pas moche&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C&apos;&#xe9;tait vraiment une pure soir&#xe9;e. Ce Josquin, quel type formidable. Il
a vraiment tout pour plaire, une belle gueule, une tchatche d&apos;enfer et
quel humour! Il m&apos;a vraiment &#xe9;nerv&#xe9;. Comment pouvais-je faire bonne
impression devant tous ces gens que je ne connaissais pas. Il m&apos;a pr&#xe9;sent&#xe9; &#xe0; tout le monde, enfin presque,&amp;nbsp; et il est retourn&#xe9; all&#xe9; faire sa vedette autours de sa bande de fans. La rage au cœur, je me suis tout de suite servi un verre de vodka cl&#xe9;mentine et je me suis allum&#xe9; une Lucky. Oui, c&apos;est un moyen de para&#xee;tre occup&#xe9; afin d&apos;observer les diff&#xe9;rents comportements humains pr&#xe9;sents dans cette soir&#xe9;e et je pensais pouvoir adopter un air d&#xe9;contracte.&lt;br /&gt;J&apos;aurai dit qu&apos;il y avait bien 40% de filles dans cette soir&#xe9;e, je rep&#xe9;ra tout de suite les couples et les filles mignonnes. Je bu 2 verres et je m&apos;en resservi un, je me ralluma une Lucky et &#xe7;a y&apos;est la soir&#xe9;e commen&#xe7;a enfin. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bilan de la soir&#xe9;e &#xe0; 3h24: six verres de vodka, trois verres de vin et un litre de bi&#xe8;re et m&#xea;me pas bourr&#xe9;! Une tchatche assur&#xe9;e, un charme &#xe0; faire tomber toutes les filles, une prestance in&#xe9;galable. Chauffe Marcel! Met la musique &#xe0; fond. Tout le monde connaissait mon pr&#xe9;nom. J&apos;&#xe9;tais le roi de la soir&#xe9;e, Josquin pouvait aller se coucher. Je dansais comme un Dieu. Et cette fille! c&apos;&#xe9;tait la renne. C&apos;&#xe9;tait vraiment une fille mignonne. Une allure fine, de longs cheveux noires et de beaux yeux bleus en amande. Elle devait mesurer 1m70 environs et elle m&apos;avait tap&#xe9; dans l&apos;œil. Chose surprenante, Je n&apos;ai m&#xea;me pas eu besoin de faire le premier pas, elle est venue &#xe0; moi comme attir&#xe9;e par une force magn&#xe9;tique. J&apos;ai &#xe9;chang&#xe9; quelques mots, je lui ai lanc&#xe9; des regards de tombeur. &lt;br /&gt;Mais voila, au final sans m&#xea;me conna&#xee;tre son nom, je sais que je ne la reverrai pas. Je n&apos;aurai pas du la laisser partir chercher ce verre. Cette bande de dalleux connaissait leur objectif. Ah! Josquin, il est vraiment trop fort. Je pensais dormir sur place mais je suis vraiment trop d&#xe9;pit&#xe9; par une descente trop rapide et par cet &#xe9;chec. A 4h, sans m&#xea;me dire au revoir je pris ma voiture pour rentrer chez moi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et me voila sur cette route, compl&#xe8;tement alcoolis&#xe9;, d&#xe9;moralis&#xe9; et maintenant angoiss&#xe9; car je suis compl&#xe8;tement perdu dans cette putain de campagne, par cette putain de nuit avec ce putain de brouillard. J&apos;ai vraiment envie de dormir. Je ne vois rien du tout mais cela m&apos;est &#xe9;gale si je roule &#xe0; 90 km/h je serai plus vite rentr&#xe9; chez moi. &lt;br /&gt;&amp;quot;Freine!&amp;quot; Dans un instant furtif, sans savoir vraiment ce qu&apos;il se passe, un bruit sourd se fat entendre sur mon parebrise. Mon airbag s&apos;enclenche, mon v&#xe9;hicule devient incontr&#xf4;lable et me voila sur le toit dans un foss&#xe9;. Je me d&#xe9;gage peinement de mon airbag, j&apos;ouvre la porte et me hisse &#xe0; l&apos;ext&#xe9;rieur. J&apos;en reviens pas, c&apos;est mon premier accident, c&apos;est vraiment impressionnant. Je tremble de tout mon corps et vomis toutes mes tripes.&amp;nbsp; tout est noir autour de moi, &#xe0; part la lueur d&apos;un de mes phares de voiture. Je reprends lentement conscience. J&apos;ai du mal &#xe0; r&#xe9;aliser, je m&apos;en suis sorti indemne. Ce bruit, tout est all&#xe9; tr&#xe8;s vite. Si j&apos;avais pu &#xe9;viter ce ... Mais je ne sais pas ce que j&apos;ai percut&#xe9;, s&#xfb;rement une biche. Je regarde mon portable &amp;quot;r&#xe9;seau indisponible&amp;quot;. Je retourne &#xe0; ma voiture afin de prendre avec difficult&#xe9; une lampe de poche dans la bo&#xee;te &#xe0; gants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je d&#xe9;cide de marcher un peu vers les lieux de ce choc fatidique. Je ne vois rien &#xe0; 1 m&#xe8;tre. Je sens des craquements sous mes pieds, des bouts de verre, une marre de sang, des dents et une chaussure! &amp;quot;Non ce n&apos;est pas possible. J&apos;ai tu&#xe9; quelqu&apos;un!&amp;quot; Je vomis de nouveau. Je regarde tout autours de moi, je cours mais je ne vois personne &#xe0; terre. Je cris, je veux que quelqu&apos;un me r&#xe9;ponde. Personne! Comment cela est-il possible? Je m&apos;approche du champs de ma&#xef;s qui borde la route. Je me d&#xe9;place &#xe0; l&apos;aveuglette et je tr&#xe9;buche sur quelque chose. Une biche! Compl&#xe8;tement d&#xe9;figur&#xe9;e avec la m&#xe2;choire disloqu&#xe9;e. Je me sens rassur&#xe9;, mais cette chaussure? Je retourne sur mes pas en cherchant d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment mes traces de pieds dans le sol boueux. Je suis propre, Je me sens apais&#xe9;, je n&apos;ai pas froid, je ne suis plus ivre, je ne suis plus fatigu&#xe9;, le brouillard de dissipe et je ne fais que marcher vers l&apos;inconnu en regardant le lever de&amp;nbsp; soleil &#xe0; l&apos;horizon. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 13 Dec 2007 23:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>Une r&#xe9;alit&#xe9; imaginaire</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/27/7034191.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/27/7034191.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7034191/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/27/7034191.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par une journ&#xe9;e banale, d&apos;une ann&#xe9;e banale, dans une ville banale, je faisais seul une banale ballade. Cette promenade reposante pour l&apos;&#xe2;me mais fatigante pour mon corps devait avoir une fin toute &#xe9;crite dans le livre qui&amp;nbsp; r&#xe9;git ma vie. Mais ma surprise f&#xfb;t la rencontre avec un &#xe9;l&#xe9;ment qui allait donner un sens &#xe0; cette journ&#xe9;e. Un b&#xe2;timent devant moi se dressait. Pourquoi sortait-il de l&apos;ordinaire? &lt;br /&gt;Cette demeure qui ne semblait pas avoir sa place dans cet univers sans int&#xe9;r&#xea;t aurait pu sortir de mon imagination. Les murs &#xe9;taient directement sortis de la terre. Ses formes ondul&#xe9;es &#xe9;taient taill&#xe9;es par le vent. Des arbres fruitiers poussaient sur le toit. la goutti&#xe8;re &#xe9;tait un cours d&apos;eau&amp;nbsp; qui s&apos;acheminait sur une cascade d&apos;eau clair terminant sa course dans un oasis de sapins. De la fum&#xe9;e sortait de ses 2 chemin&#xe9;es lui donnant une atmosph&#xe8;re encore plus accueillante.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je d&#xe9;cidai de m&apos;aventurer de plus pr&#xe8;s. Je traversa un champs de fleurs au milles couleurs inconnues par tout botaniste. Une grande porte en pierre me faisait face. J&apos;&#xe9;tais tout excit&#xe9; de pouvoir voir ce qui se cache &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur d&apos;une demeure si particulier. Sans m&#xea;me avoir frapp&#xe9;, la porte s&apos;ouvrit devant moi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mes yeux eurent du mal &#xe0; s&apos;habituer &#xe0; cette lumi&#xe8;re qui r&#xe9;gissait toute la pi&#xe8;ce. Cette lumi&#xe8;re &#xe9;tait si intense que la pi&#xe8;ce &#xe9;tait compl&#xe8;tement fondue dans cette claret&#xe9;. Je pouvais uniquement distinguer en son centre une colonne de marbre qui semblait interminable. Aucun &#xe9;l&#xe9;ment n&apos;&#xe9;tait mesurable. Le temps semblait s&apos;&#xea;tre arr&#xea;t&#xe9; et les distances abolies. Mes d&#xe9;placements &#xe9;taient marqu&#xe9;s par des bruits raisonnant. &lt;br /&gt;Ca y&apos;est, j&apos;&#xe9;tais perdu. Il m&apos;&#xe9;tait impossible de trouver une quelconque fen&#xea;tre, une quelconque porte de sortie. Lens gens pensent que la lumi&#xe8;re peuvent les guider, dans mon cas elle semble m&apos;entrainer &#xe0; une perte. Ce paradoxe me fit sourire. Si la lumi&#xe8;re ne me guide pas, je pr&#xe9;f&#xe8;re encore femer les yeux me dis-je.&lt;br /&gt;Contre toute attente, &#xe0; travers mes paupi&#xe8;res, une pi&#xe8;ce se r&#xe9;v&#xe9;la &#xe0; moi. Je dicernais enfin tout.&amp;nbsp; Une frayeur s&apos;empara de moi&amp;nbsp; sur ce que ma vue m&apos;offrait. Un endroit pire que dans les meilleurs films d&apos;&#xe9;pouvante. Je pris mes jambes &#xe0; mon coup traversant la porte qui ne fit aucune resistance. Me revoila dans ma ville banale mais heureux d&apos;&#xea;tre libre.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 27 Nov 2007 00:28:00 GMT</pubDate></item><item><title>l&apos;&#xee;le d&#xe9;serte</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6947004.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6947004.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6947004/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6947004.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd&apos;hui est une journ&#xe9;e merveilleuse. Le soleil est au z&#xe9;nith, pas un nuage &#xe0; l&apos;horizon, une plage d&#xe9;serte rien que pour moi. Les rayons du soleil r&#xe9;chauffent mon corps et mon esprit, je me sens apais&#xe9;. L&apos;air est chaud et j&apos;ai la sensation de me laisser transporter au dessus du sable. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;cela fait d&#xe9;j&#xe0; pratiquement 10 ans que mon bateau a &#xe9;chou&#xe9; sur cette plage. Mes seuls compagnons sont les rares animaux sauvages qui vivent avec moi. L&apos;amiti&#xe9;? J&apos;en ai oubli&#xe9; la signification depuis belle lurette. Je me destine &#xe0; finir ma vie tel un Robinson Cruso&#xe9; sans Vendredi. Il ne me reste que quelques rares souvenir de ma premi&#xe8;re vie, celle d&apos;avant ce naufrage. Des flashs me reviennent dans mes r&#xea;ves. Dans ces r&#xea;ves je vois des gens. Ces gens devaient &#xea;tre importants pour moi avant. Je vois des lettres, des mots que je ne peux plus d&#xe9;chiffrer, des formes abstraites, des rires, des pleurs, je sens des odeurs, des objets qui me font peur et d&apos;autres &#xe9;l&#xe9;ments qui devaient composer ma premi&#xe8;re vie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qui suis-je vraiment? J&apos;oublie tout de moi jusqu&apos;&#xe0; mon image. Bient&#xf4;t, je vais me convaincre que je suis n&#xe9; ici. Je revis tel que l&apos;Homme a commenc&#xe9; &#xe0; exister, en animal. Je me nourris de cueillettes, de&amp;nbsp; poissons&amp;nbsp; et&amp;nbsp; de petits rongeurs. Je vis de peu de choses au final. Mon temps, je le passe &#xe0; m&#xe9;diter, &#xe0; observer le monde qui m&apos;entoure et &#xe0; m&apos;observer &#xe9;galement. Je me ballade sur la plage, dans la for&#xea;t et sur cette unique colline.&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par cette belle journ&#xe9;e, je fais donc la m&#xea;me chose que les autres jours. Je voyage par mes pens&#xe9;es et par mes pas. Mais qu&apos;est ce bruit? la Terre tremble sous mes pieds et une explosion se fait retentir. La colline saigne une substance rouge&#xe2;tre et fumeuse. Il fait terriblement chaud. Les arbres fondent sous ce liquide. Non! Mon &#xee;le est en feu! Le liquide avance vers moi doucement, il faut que je parte d&apos;ici mais pour aller o&#xf9;? Je ne veux pas quitter mon &#xee;le, je m&apos;y sens bien. Il faut que je me d&#xe9;cide vite, soit je meurs, soit je cherche par tout moyen &#xe0; fuir d&apos;ici. Je d&#xe9;cide de me fabriquer une embarcation de fortune avec les moyens du bord. je ramasse lianes, bambous pour me faire un radeau. Je r&#xe9;cup&#xe8;re la voile et le gouvernail de mon ancien bateau. Je ne pensais pas m&apos;en resservir un jour mais heureusement qu&apos;ils sont toujours l&#xe0;. Je n&apos;ai plus le temps, le liquide est juste devant moi. Je me jette &#xe0; l&apos;eau avec mon radeau mais combien de temps va t-il tenir? &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mes larmes n&apos;&#xe9;teignent pas le brasier qui d&#xe9;truit mon &#xee;le. Je m&apos;&#xe9;loigne et je ne vois plus qu&apos;une fum&#xe9;e au loin dans le ciel. Une page se tourne encore, reste &#xe0; d&#xe9;finir pour moi d&#xe9;sormais le nouveau chapitre de ma vie.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 Nov 2007 19:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le chant des sir&#xe8;nes</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6938139.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6938139.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6938139/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/19/6938139.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par une errance inexplicable dans les rues d&#xe9;sertes d&apos;une grande ville, j&apos;entends un chant m&#xe9;lodieux qui pourrait &#xea;tre l&apos;œuvre d&apos;une sir&#xe8;ne. Un chant si&amp;nbsp; intense&amp;nbsp; qu&apos;il en parait d&#xe9;moniaque. Je marche dans ce labyrinthe tortueux en suivant le son de cette voix. Les rues sont sombres ce soir, l&apos;&#xe9;clairage public ne joue pas son r&#xf4;le, &#xe7;a doit &#xea;tre pour des mesures d&apos;&#xe9;conomie d&apos;&#xe9;nergie. Pourquoi ne m&apos;aides tu pas? Ces nuages dans le ciel rendent la lune feignante ce soir. Qu&apos;&#xe0; cela ne tienne, mon envie de rencontrer cette chanteuse est plus forte que tout. Je commence &#xe0; me fabriquer une histoire sur elle. Une telle voix ne peut &#xea;tre l&apos;œuvre que d&apos;une femme merveilleuse. Je la cr&#xe9;&#xe9; tel que les Hommes ont cr&#xe9;&#xe9; Dieu, comme un &#xea;tre exceptionnel. J&apos;ai l&apos;impression de la conna&#xee;tre, je veux maintenant qu&apos;elle me connaisse. Je veux lui parler, jouir de son image et la s&#xe9;duire. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J&apos;ai froid, j&apos;ai peur et j&apos;ai mal aux pieds. A&#xee;e mes nouvelles chaussures me font terriblement mal. Je devrai savoir depuis le temps que je chausse du 44 et non du 43. Ces rues sont infernales. Je savais que j&apos;aurai du prendre ce foutu plan. Je ne peux pas me fier &#xe0; mon sens de l&apos;orientation mis&#xe9;rable. Tiens je reconnais cette enseigne, j&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; d&#xfb; passer par l&#xe0; il y a une heure environs. J&apos;ai une rage immense, incontr&#xf4;lable, je veux la voir. Elle me manque alors que je ne l&apos;ai jamais vu. Je deviens fou, je dois divaguer. Cette voix! Mon imagination me jouerait-elle un mauvais tour?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette marche est interminable mais je n&apos;abandonne pas, je sens que je vais bient&#xf4;t atteindre mon but. Ca y&apos;est la voix devient plus claire. Elle est l&#xe0;, il suffit que je tourne &#xe0; droite apr&#xe8;s l&apos;&#xe9;picier. Je ne me sens pas bien, je tremble, l&apos;&#xe9;motion est trop forte. Il faut que je m&apos;arr&#xea;te et que je m&apos;assois sur le trottoir. Ma vision se trouble, je perd l&apos;&#xe9;quilibre. Tout s&apos;efface autours de moi et seul ce chant reste dans ma t&#xea;te. Non ce n&apos;est pas possible, je pense trop &#xe0; elle et elle ne me connait pas. Je vais lui faire peur, elle va me prendre pour un cingl&#xe9;. Je me sens tellement incapable de lui faire face. Je me cache dans mes bras et je pleure. J&apos;ai envie que tout cesse. J&apos;ai envie de l&apos;oublier. Je cris &amp;quot;Cesse de chanter!&amp;quot;. Elle a arr&#xea;t&#xe9; de chanter. Le monde ne m&apos;a jamais paru aussi calme. Mes tremblements disparaissent et je peux enfin me relever. La magie disparait et le retour &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9; se fait lentement. Quesque je fais l&#xe0;? Je me sens libre et ce chant me parait lointain maintenant. &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En y r&#xe9;fl&#xe9;chissant, je connais cet air. C&apos;est une chanson que j&apos;ai d&#xe9;ja &#xe9;cout&#xe9;e &#xe9;tant gamin. Je la d&#xe9;testais cette chanson. Je repars et cette fois ci dans un silence reposant. Je n&apos;ai plus peur, je n&apos;ai plus froid et je n&apos;ai plus mal aux pieds. Elle m&apos;a poss&#xe9;d&#xe9; l&apos;espace d&apos;une soir&#xe9;e. Adieu mon inconnue.. &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 19 Nov 2007 00:05:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le voyage de Bagen</title><dc:creator>bagen</dc:creator><link>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/11/6855690.html</link><comments>http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/11/6855690.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://bagen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6855690/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://bagen.canalblog.com/archives/2007/11/11/6855690.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ce merveilleux dimanche sous une pluie reposante, je pense. Bon je sais, ce n&apos;est pas tr&#xe8;s original, qui n&apos;a jamais pens&#xe9;? M&#xea;me les cons pensent sinon ils ne le seraient pas. Parlons s&#xe9;rieusement, de vous &#xe0; moi, qu&apos;est ce qui rend quelqu&apos;un heureux? Ah le bonheur quel lourd sujet philosophique. C&apos;est pour &#xe7;a que je ne vais pas aller plus loin l&#xe0; dedans, je vous laisse r&#xe9;fl&#xe9;chir m&#xea;me si c&apos;est un sujet assez banal. J&apos;aurai aussi pu vous poser la question qu&apos;est ce qui rend quelqu&apos;un de con? Tout le monde a d&#xe9;ja &#xe9;t&#xe9; con, non? si j&apos;entends quelqu&apos;un dire qu&apos;il ne l&apos;a jamais &#xe9;t&#xe9; alors je serai heureux de lui apprendre que c&apos;est une premi&#xe8;re pour lui. Ne sommes nous pas cons d&apos;&#xea;tre simplement l&#xe0;? Que viva la revolucion!! Anti-social tu perds ton sang froid!! Aaaah je d&#xe9;rive sur un oc&#xe9;an d&apos;amertume...&lt;br /&gt;Commen&#xe7;ons par le commencement. L&apos;envie m&apos;a pris de partir loin de mes soucis quotidiens et de la banalit&#xe9; de ma vie. N&apos;ayant plus d&apos;argent pour voyager spirituellement je d&#xe9;cide de me construire un bateau. Un petit bateau en bois avec une voile en drap et une raquette de plage en guise de gouvernail. Mes seuls bagages sont une canne &#xe0; p&#xea;che, un paquet de lucky et un briquet. &lt;br /&gt;Le jour du d&#xe9;part est arriv&#xe9;. Je dis adieu &#xe0; ma famille et j&apos;ai le coeur serr&#xe9; en sachant que je ne les reverrais pas. J&apos;ai peur mais j&apos;avance, mes parents ont d&#xe9;ja perdu leur visage, &#xe7;a y&apos;est je ne peux plus faire marche arri&#xe8;re. Je m&apos;&#xe9;loigne rapidement du rivage, je suis triste mais je me sens libre. Je voyage ainsi sur un oc&#xe9;an noir en tenant fermement la barre.&amp;nbsp; Le temps ne me semble plus exister. Mes journ&#xe9;es sont vite remplies, j&apos;ai tellement de choses &#xe0; dire aux poissons et &#xe0; mes nouveaux amis. Avec eux j&apos;arrive &#xe0; combler le manque de mes proches. Je joue aux cartes avec Tarruf, Ramchac me fait bien rire et je refais le monde avec Cardine. Un jours en me r&#xe9;veillant je prends enfin conscience que je d&#xe9;rive depuis plus d&apos;une d&#xe9;c&#xe9;nnie et le m&#xea;me paysage s&apos;offre &#xe0; moi tous les jours. Alors j&apos;attends jours apr&#xe8;s jours le moindre &#xe9;v&#xe8;nement sur cet oc&#xe9;an sans vague. Puis un jour, le vent se l&#xe8;ve. Mon bateau avance de plus en plus vite et je suis oblig&#xe9; de m&apos;accrocher pour ne pas tomber &#xe0; l&apos;eau. L&apos;oc&#xe9;an qui a toujours &#xe9;t&#xe9; calme commence &#xe0; se r&#xe9;veiller, des vagues hautes comme des grattes ciels s&apos;abattent dans tous les sens. Comment mon petit bateau en bois fait-il pour ne pas couler? Je me le demande . Je pense que je suis bon bricoleur, je&amp;nbsp; r&#xe9;pare les planches en fabriquant une p&#xe2;te tr&#xe8;s r&#xe9;sistante &#xe0; l&apos;eau constitu&#xe9;e d&apos;ongles morts, de tripes de poissons, le tout enroul&#xe9; de cheveux et agraf&#xe9; avec des dents de sir&#xe8;nes. Mais je vois une vague encore plus grande que les autres qui s&apos;approche de moi. Je suis compl&#xe8;tement paralys&#xe9; par la fascination. Non je n&apos;ai pas peur, je me sens bien, toutes ces ann&#xe9;es de platitude me font appr&#xe9;cier la d&#xe9;mesure de cette vague. Ce que j&apos;attendais arrive enfin.Je me sens aspirer et je rentre en elle. Dans l&apos;obscurit&#xe9; et le silence, je ressens une sensation nouvelle. Mieux que toutes les drogues sur Terre, je m&apos;&#xe9;panoui. Je peux tout atteindre.&amp;nbsp; Adieu bateau, poissons, Tarruf le Dauphin, Ramchac le dromadaire et Cardine la sir&#xe8;ne, je garderai une pens&#xe9;e pour vous mais mon voyage avec vous s&apos;arr&#xea;te ici. ..&lt;br /&gt;Il est temps que je me r&#xe9;veille ou plut&#xf4;t que je m&apos;endorme car demain&amp;nbsp; je recommence un voyage&amp;nbsp; dans une ville, o&#xf9; les gens naviguent sur un oc&#xe9;an gris cherchant d&#xe9;sesp&#xe9;remment &#xe0; croiser cette vague. EVRY ville magique!!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 11 Nov 2007 21:14:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
